samedi 27 février 2016

j’existe au-delà de votre vouloir.

Je suis différente, beaucoup aiment à le dire avec délectation !
Je ne suis différente que par leur manque d'humanité et leurs peurs.
Par ma volonté, ma force je suis femme en totalité et leurs mots, leurs peurs ne peuvent riens face à cette vérité.
Ils sont à l'origine de beaucoup de mes larmes et du repli sur moi.
Ils pensent détenir toutes vérités et sont pétris de certitudes.
Regardez-moi, je suis et j’existe au-delà de votre vouloir.

Un demain

Je construis mon demain avec détermination et acharnement.
La maladie reste source de grandes fatigues, mais je garde le cap.
Mes choix m'ont conduit à faire de nouvelles rencontres.
Je me souhaite de porter à terme ce nouveau départ.
Les journées comme les nuits me semblent trop courtes pour tout ce qu'il y a à faire.
Reste tout l'étrange de la situation, être au centre de formation dans la peau d'une stagiaire.

dimanche 7 février 2016

Complexe

Complexe, je le suis sans aucun doute !
Sanguine au cœur chaud, mes colères sont intenses et il est préférable d'attendre que la pression redescende.
Je suis toujours en quête de lumière en tous êtres, en toutes vies.
En moi il y a plusieurs femmes, toutes sont parties d'un tout et elles ne demandent qu'à croître.
Beaucoup ne voient que partie de ce tout et ne peuvent en comprendre le complexe.
Nous vivons une drôle d'époque, le paraître l'emporte sur l'être et nous ne prenons plus le temps d'apprendre l'autre.
L'être bon est perçu comme faible par le nombre et trop souvent la cible du méchant.
Certain me trouve forte et froide, mais il n'en est rien !
Mes flots de larmes en attestent comme le grand vide en moi que je ne sais combler.
Souvent je croise celui qui me veut pour une nuit ou celle qui me fait procès en légitimité.
Que dire de ceux qui m'ont jugé coupable pour mon parcours et mes choix de vie.
La rumeur et les idées reçues ont fait de moi une femme facile.
La morale, les dogmes et la peur poussent beaucoup au rejet de la femme que je suis.
Vous pouvez détourner le regard et vous tenir loin de moi, il n'en demeure pas moins que je suis, avec ou sens votre consentement.
Il est difficile de percevoir encore plus de comprendre toute la souffrance d'un parcours comme le mien, combien il faut de détermination pour parvenir à le porter à son terme.
Il me reste encore beaucoup de chemins à parcourir avant d'atteindre la plénitude et l'harmonie.

dimanche 17 janvier 2016

Ma force n'est que de façade

La vie ma contrainte à devenir guerrière, je suis épuisée par trop de batailles.
Ma force n'est que de façade, sous ma carapace se cache le fragile et une grande douceur.
Derrière chaque sourire, je cache mes larmes et une grande sensibilité.
Pour exister, j'ai renoncé à tout et appris la solitude.
Mes choix rarement compris sont tous assumés.
En moi, une enfant triste de ne pas avoir été apprend la femme qu'elle est devenue.
Je garde en moi, l'espoir d'une main dans la mienne pour guider mes pas.
Un jour peut être une âme sera mon essentiel, ma maison, ma famille.
Oublier mon existence et vivre l'autre en totalité, vivre ma nature en toute sérénité.
Dans l'attente du moment, je garde en vie la petite flamme de mon existence.

lundi 21 décembre 2015

En moi

En moi de grands changements et de grandes peines.
Petit à petit je tourne les pages de mon passé et je construis mon demain.
Pour mon présent la solitude n'est plus subie, mais choisie.
Coupé le lien avec Fabienne est une grande souffrance pour moi, mais cela devient la seule chose possible.
Après avoir été mon seul grand amour et ma seule famille nous sommes devenues des étrangères l'une pour l'autre.
Pour me retrouver, je coupe les liens avec tout ce qui m'entoure et avec vous.
J’entreprends pour mon demain et me souhaite de la réussite.
Je n'attends plus rien qui ne soit de mon fait.
Face au difficile de la vie et à la maladie je reste combative.
Il me faut donner sens à ma vie.

jeudi 10 décembre 2015

Il est des jours

Il est des jours ou la mélancolie prend le dessus et les souvenirs, d'un passé tumultueux refont surfaces.
Période difficile que celle des fêtes de fin d'année, le vide se fait plus oppressant et le quotidien plus pesant.
Les nuits sont plus courtes et les larmes plus présentes.
Une fois encore il me faut me battre contre la maladie, pour ma dignité et pour garder mon logement.
La tristesse et le désarrois grandissent en moi.
Comme chaque fin d'année, j'espère que la nouvelle soit plus clémente.

mardi 8 décembre 2015

Coupable.

Coupable.

Dans l'inconscient collectif, une comme moi est coupable.
Coupable de perversions, sinon pourquoi faire de tels changements.
Coupable de ne pas être comme les autres (c'est bizarre ce qu'elle a fait).
Coupable face à dieu, aux miens, aux hommes.
Coupable de vouloir changer l'ordre établi, la morale.
Coupable d'être égoïste (tu ne penses pas à nous et que vont dire les gens).
Coupable de plagia envers les femmes (natures, biologiques).
Coupable envers les hommes pour avoir perdu notre virilité, notre place, notre rôle).
Coupable envers les hétérosexuels que l'on dupe par notre changement.
Coupable envers les Homos, les lesbiennes pour ne pas être nature.
Coupable envers les générations futures à qui l'on montre le mauvais exemple.
Coupable de ressentir plus fort toutes émotions, toutes attitudes et chaque mot.
Coupable bien souvent de demander : amour, affecte, sincérité et engagement.
Est si nous n'étions coupables que de vouloir être !