dimanche 24 avril 2016

Papa, je suis une fille

D'une prison à une autre voilà une réalité, la mienne !
Après avoir endurée souffrances morales et physiques, il est temps de faire le point sur ma situation.
Aujourd’hui, je ne vis plus mon corps comme une prison, mais il me faut subir le rejet des miens et de la société au non de la morale et des dogmes religieux.
Que de chemin effectué, que d'obstacles franchies et de montagnes gravies pour avoir le droit d'exister.
Attendre 42 ans pour être enfin en paix avec mon corps et mon intime.
À 34 ans apprendre que le cancer me voulait morte dans les 6 mois.
Pour mes 17 ans devenir celle sur qui repose toutes les responsabilités.
Période faite de devoirs et abnégation, attendre mes 31 ans pour en être libéré.
Vivre pour mes 10 ans l'inceste et les la violence physique et moral d'un père qui ne pouvait entendre mes mots.
Mots prononcés avec naturel et conviction, papa je suis une fille.
Comprendre il y a peu le pourquoi de mon ressentie et de mes affirmations du passé.
Avoir enfin toutes les réponses sur moi et l'attitude des miens à mon encontre.
Comprendre qu'être mal née à provoquer toute cette souffrance, cette violence.
Comprendre le choix fait par un père à l'annonce de la malformation de son enfant.
Une de ces malformations qui rendent toute chose difficile pour ne pas dire impossible (être des 2 sexes).
Son besoin in-contient de perpétrer les traditions, sa lignée lui ont fait prendre le choix d'avoir un héritier de plus.
Un choix lourd de conséquences !

mercredi 20 avril 2016

Nos échanges

Nos échanges courtois et régulier m'apaise.
Le temps semble vouloir une rencontre, un rapprochement.
Il a compris combien il est difficile pour moi d'accepter compliments et de me laisser aimer.
Je nous souhaite une belle amitié et de beaux partages.
Il est de ceux qui pensent que mes écrits sont importants et peuvent un jour être sur un autre support que ce blog.
Le temps fera son œuvre.

mercredi 6 avril 2016

Le cinq avril

Le cinq avril, je suis seule.
Le cinq avril, je suis triste.
Le cinq avril, jour de mon sixième anniversaire.
Le cinq avril, personne ne dit bon anniversaire.
Le cinq avril, une fois encore les larmes coulent sur mes joues.
Le cinq avril, un jour important pour moi.
Le cinq avril, j'arrive à la fin d'une bouteille d'alcool fort.
Encore combien me reste-t-il de cinq avril ?

mercredi 30 mars 2016

?

je ne sais combien il me reste de force et de courage pour aller de lavant ?

mardi 15 mars 2016

Il y a !

Il y a tout ce que je dis et mes silences.
Il y a mes écrits ici et ceux que je ne montre à personne.
Il y a mes quelques rires et toutes mes l'armes.
Il y a ma capacité à être dans la foule toute seule.
Il y a la colère et toute cette douceur.
Il y a mon besoin de l'autre et mon incapacité à construire l'intime.
Il y a ma quête d'absolue et la réalité.
Il y a deux vies pour un même corps.
Il y a tous vos rejets de celle que je suis et mon besoin d'exister.
Il y a de l'amour et personne qui s'en montre digne.
Il y a les amitiés qui ne durent jamais et l'espoir du rare.
Il y a toutes ces promesses qui me sont faites et qui ne sont jamais tenues.
Il y a mes engagements et mon travail au service des autres.
Il y a mes victoires sur la maladie et sa présence régulière.
Il y a ma fatigue chronique et ma pâleur de peau.
Il y a l'absence de souvenir d'une enfance heureuse et ma nouvelle vie de femme.
Il y a le delta qui sépare une image du passé et le reflet du miroir.
Il y a encore autour de moi des personnes pour qui les femmes sont coupables de la violence qui leur est faite.
Il y a la violence faite aux enfants et le silence coupable de l'entourage.
Il y a une petite flamme qui vacille et le sombre qui prend toujours plus de place en moi.
Il y a l'espoir qu'un jour je serais importante et unique pour une autre âme.

samedi 27 février 2016

j’existe au-delà de votre vouloir.

Je suis différente, beaucoup aiment à le dire avec délectation !
Je ne suis différente que par leur manque d'humanité et leurs peurs.
Par ma volonté, ma force je suis femme en totalité et leurs mots, leurs peurs ne peuvent riens face à cette vérité.
Ils sont à l'origine de beaucoup de mes larmes et du repli sur moi.
Ils pensent détenir toutes vérités et sont pétris de certitudes.
Regardez-moi, je suis et j’existe au-delà de votre vouloir.

Un demain

Je construis mon demain avec détermination et acharnement.
La maladie reste source de grandes fatigues, mais je garde le cap.
Mes choix m'ont conduit à faire de nouvelles rencontres.
Je me souhaite de porter à terme ce nouveau départ.
Les journées comme les nuits me semblent trop courtes pour tout ce qu'il y a à faire.
Reste tout l'étrange de la situation, être au centre de formation dans la peau d'une stagiaire.