lundi 3 août 2015

Ces jours

Ces jours tout me coûte, le moindre mouvement, la moindre pensée.
Que d'énergie il faut pour ne pas sombrer, mon souffle est court, je suffoque.
Aucune lumière au loin, plus rien ne semble arrêter cette spirale.
Mes journées sont longues et mes nuits sont courtes, mes automatismes de survies sont en actions, mais pour combien de temps encore ?
Peu savent, beaucoup parlent et jugent, très peu écoutent, comprennent mes écrits, mes mots.
En moi une grande tristesse que je ne sais expliquer, combattre.
En héritage une solitude immense que je cultive avec talent alors qu'elle n'est que souffrance pour moi.
Plus je suis mal, plus je m'isole quitte à faire du mal à ceux que j'aime à ceux qui sont en moi, dans mon cœur.
Plus je suis mal, plus je rends impossibles tout rapprochements et échanges.
Je suis une femme complexe, qui aime à se faire du mal !

Quelques jours

Quelques jours en limousin, prendre le temps de faire les choses ne plus courir et vivre la nature.
Au programme visites de vielles pierres et balades dans les bois mais aussi vivre des moments de partages, ne plus vivre la solitude.
Pendant ces quelques jours ne plus subir un quotidien pesant et reprendre des forces.
Après avoir toucher de la pierre, j'ai aimé la travailler.
Oh tout n'est pas rose en limousin, il m'a fallu vivre le rejet de celle que je suis et supporté critiques.
Oui je ne suis pas comme eux et ils ne sont pas comment moi, une différence nous sépare, j'ai appris à balayer devant ma porte avant toute chose.
Je ne peux demander à ces personnes une chose qu'elles sont incapables de donner, la tolérance alors je les laisse à leur incapacité.

lundi 27 juillet 2015

Le désespoir prend place en moi.

Inutile, voilà une réalité qui fait mal.
Toujours en lutte pour le droit à être, toujours les mêmes mots prononcés par des fonctionnaires moralistes.
Devoir une fois encore justifier d'être et vivre, donner réponses sur mon intime.
La vie s'acharne à me faire comprendre que je suis de trop.
Encore en moi le sentiment tenace de l'inutilité de ma vie, le sombre aime à me tenir compagnie.
Beaucoup aiment à me faire comprendre qu'ils sont tout en qualité et moi pas, soit.
Une question revient souvent en moi, pourquoi vivre si rien ne doit changer.
L'apaisement ne vient pas, la guerrière voudrait déposer les armes et fermée ses yeux fatigués par trop de larmes versées.
Je ne me sens plus la force d'aller de l'avant et de tout mener de front, toute seule.
Le désespoir prend place en moi.

Un grand merci

Mon séjour dans le limousin avec Éliane et Pierre, reprendre non-souffle.

Découvrir d'autres lieux, d'autres vies et senteurs, être proche de la nature, faire mes premiers pas dans la sculpture.

j'ai pris le temps du repos et du recul en prévision des batailles avenirs.



vendredi 3 juillet 2015

Ils sont nombreux

Ils sont nombreux à porter un jugement sur celles que je suis, sur mes choix, mon parcours.
Que savent-ils de celle que je suis, de mes choix, de mon parcours!
Rien au fond que l'écho de la meute, sa vision du bien et du mal, ils sont le nombre, la norme, l'ordre établi par des forces divines.
Le différent est un problème pour eux, il trouble l'équilibre de leur vie, les vérités établies et tous ce qui les rassurent.
Je ne me sens en rien différente et je me vis en toute simplicité.
Mon parcours est un combat contre la stupidité et l'obscurantisme!

mardi 23 juin 2015

Utopie

Ma convalescence est plus longue que prévue ainsi que plus douloureuse.
Il me faut au plus vite trouver stabilité et force, je sais être en grand danger.
L'envie d'en finir grandie au fur et à mesure que mes forces diminuent.
Je porte depuis bien trop longtemps des bagages trop lourds pour celle que je suis.
Beaucoup me pensent forte et endurante, mais il n'en est rien, ils se trompent lourdement.
D'autres ne voient que la façade, l'armure dans laquelle je me cache pour donner à pensée que tout va bien.
Peu voient mes larmes et entendent mes sanglots, ils ignorent combien est grande la force destructrice qui est en moi.
Désespoir et solitude vont avec perte de repère et confiance en soi, en l'autre.
Posé mes bagages, ne plus pensée, ne plus avoir à tout prendre à bras le corps et vivre l'abandon, en voilà une douce utopie.

samedi 20 juin 2015

Si la vie

Le poids de l'existence, inutile sont les mots, les encouragements quand le quotidien devient insupportable et que l'avenir est craint.
Si la vie ne doit être que combat, reproche, solitude et que trouver sens devient une gageure à quoi bon continué.