samedi 14 mai 2016

4 ans et 27 jours !

4 ans et 27 jours !
Depuis trois mois des images de mon passé hantent mes nuits et voilà que je replonge dans la douleur.
Je ne parviens pas en m'en défaire, elles sont dans ma tête.
Je ressens à nouveau les coups, la douleur et tout, le sale de ce soir-là.
La douleur dans mon intime, les coups sur mon visage, leurs rires et toute leur haine à mon égard.
Encore sur moi l'odeur de leurs sécrétions corporelles, là douleur vive dans mon intime et les cracha sur mon visage.
En moi encore cette peur, la honte et toute mon impuissance.
Écrits ses quelques lignes restent difficiles et mon cœur se serre, voilà que j'étouffe.
Il y a en moi encore de la colère et du désespoir.
Oui de la colère, celle de n'avoir pu me défendre face à ces cinq êtres vils.
Que dire de la suite, de la réaction de ceux qui auraient dû être un soutien, de par leur rôle et du fait qu'ils sont dépositaires de l'autorité.
Leur incrédulité et les mots prononcés à mon endroit, m'ont laissée un goût amer en bouche et un sentiment d'injustice.
Oui aujourd'hui, il y a encore des hommes, des femmes pour qui une femme reste coupable de la violence qu'elle subissent.

Alors, une comme moi !


samedi 7 mai 2016

évocation

L'évocation d'une vie riche de beaucoup de rencontres et d'événements inhabituels provoque chez beaucoup doutes et scepticismes !
L'être humain à besoin de comparer pour donner valeur à toute chose.
Face aux récits d'une vie bien rempli, qu'il compare aussitôt avec la sienne.
Il lui devient impossible d'accepter une autre réalité que celle qu'il a pu vivre.
L'étroit de l'esprit les poussent à dire de l'autre, qu'il est mythomane.
Ils évoquent l'impossibilité de tout cela avec des arguments et des vérités bien tranchés : combien de vie elle a, n'importe quoi, cela reste impossible pour une comme elle, pour qui elle se prend !
Inutiles sont les mots, face à leur incapacité, vain sont les preuves donner, leur égo reste blessé.
Ils ne peuvent accepter une réalité qu'ils ne peuvent toucher du doigt.
Ils se refusent à comprendre que ce ne sont pas les années qui comptent, mais bien leurs intensités qui rendent tout cela possible.
Ils portent jugements faute de pouvoir changer leurs certitudes.

Je t'aime !

Je t'aime voilà un sentiment, qui n'a pas sa place.
Que me faut-il faire.
Je t'aime, un mot prononcé dans une autre vie à un être, une âme chérie.
Cela n'est plus.
Un jour peut être, il me sera possible d'entendre, un je t'aime.

vendredi 6 mai 2016

Notre rencontre

Notre rencontre, un jeudi soir.
Après un dernier sms, nous sommes réunies.
Très vite les mots fusent et l'échange est riche.
Nous nous apprenons avec sérénité, petit à petit le lien se fait.
De prochaines rencontres deviennent possibles maintenant.
Je lui dis merci pour cette belle soirée.

Sur du papier

Petit à petit l'idée de voir mes écrits sur papier prend forme dans mon esprit.
Je sais n'avoir besoin que de volonté pour qu'ils prennent vie.
Juste le récit d'une femme face au quotidien et sur ses états d'âme.
Un pas de plus pour moi, une thérapie pour être plus sereine.

samedi 30 avril 2016

Combien de temps ?

Existe-il une âme capable de ne pas me juger, un être de confiance pour une comme moi ?
Existe-il sur cette terre un homme, une femme en mesure d'aimer celle que je suis ?
Existe-il deux bras en mesure d'envelopper mon corps qui a froid ?
Existe-il une main pour prendre la mienne ?
Serait-il possible d'exister sans devoir me cacher ou me justifier ?
Combien de temps je peux encore vivre tout cela ?
Me faut-il interrompre ma vie pour ne plus souffrir ?

Mes études

Beaucoup de fatigue et de questionnements pour moi en cette période de reprise d'étude et de soin plus intensif.
Je me sens étrangère au groupe avec qui je passe beaucoup de temps en classe, une fois encore mon parcours est présent en filigrane et que dire du fait d'être au centre de formation, le lieu de mon travail.
Il me tarde la fin de mes études et de pouvoir être à nouveau dans l'action, être à nouveau utile aux autres.