dimanche 16 août 2015

Vous dire

Vous dire.

Quand arrive le matin, il me tarde le soir et quand arrive la nuit, le sombre prend vit en moi.
Le jour, je pense et la nuit, je pleure.
Il y a tant d'images dans ma tête, mon enfance, mon parcours, les moqueries, le rejet des miens et de mes amis.
Que de sacrifice pour être celle que je suis aujourd'hui, amour, famille, amis, carrière, confort et que de luttes contrent l'obscurantisme et l'intolérance.
Alors, s.v.p. ne venez pas me faire morale et leçon.
Je fais partie de cette frange de la population qui doit se battre pour avoir ce que les autres ont naturellement à leur naissance, une identité sexuelle et physique.
Ne venez pas me dire que je ne m'assume pas.
Je n'ai pas fui, je vis, là où je suis née et grandie, au travail il y a eu un avant et après opération.
Quant à être digne ou pas de votre intérêt, cela n'est pas mon choix, mais bien le vôtre.

vendredi 7 août 2015

Me voilà de retour à la maison


Me voilà de retour à la maison, fini les blouses blanches, il m'a fallu signer une décharge pour sortir.
Maintenant, il me faut prendre du repos et retrouver l'envie de vivre.
Je ne suis pas au mieux en ce moment, deux opérations en deux mois cela demande de l'énergie.
j'espère très vite retrouver un travail cela me ferait grand bien.
Hier j'ai fait du rangement, oui pas raisonnable avec mes points et mon drain qui pendouille, que voulez-vous on ne se refait pas.
Oui, le naturel revient toujours, je suis une tête de mule, un héritage qui me vient de mes origines sarde.
Entre deux factures payer il y a bien longtemps, trouver un billet pour un saut en parapente avec trois vidéos et reportage photo.
En moi, un profond dégoût, une grande tristesse et le besoin de brûler tout cela.
Oui brûler ce billet pour ce qu'il représente et faire table rase d'un passé fait de duperies et trahisons en tout genre.
Un billet acheté avec tout l'amour et le respect que je portais pour lui, aujourd'hui je sais combien cet homme est ignoble.
J'ai appris non sans douleur à le voir comme il est, voir sa noirceur et combien il a de machiavel en lui.
Les sentiments quand ils sont forts et sincères ne savent pas trouver défauts en l'être aimé, ils nous rendent vulnérable face à de telle personne.
Il est inutile de nommer le vil, la somme de ses actes suffis à le définir.
La grandeur d'une personne ne se mesure pas en cm, mais bien à la somme de ses actes.

lundi 3 août 2015

Ces jours

Ces jours tout me coûte, le moindre mouvement, la moindre pensée.
Que d'énergie il faut pour ne pas sombrer, mon souffle est court, je suffoque.
Aucune lumière au loin, plus rien ne semble arrêter cette spirale.
Mes journées sont longues et mes nuits sont courtes, mes automatismes de survies sont en actions, mais pour combien de temps encore ?
Peu savent, beaucoup parlent et jugent, très peu écoutent, comprennent mes écrits, mes mots.
En moi une grande tristesse que je ne sais expliquer, combattre.
En héritage une solitude immense que je cultive avec talent alors qu'elle n'est que souffrance pour moi.
Plus je suis mal, plus je m'isole quitte à faire du mal à ceux que j'aime à ceux qui sont en moi, dans mon cœur.
Plus je suis mal, plus je rends impossibles tout rapprochements et échanges.
Je suis une femme complexe, qui aime à se faire du mal !

Quelques jours

Quelques jours en limousin, prendre le temps de faire les choses ne plus courir et vivre la nature.
Au programme visites de vielles pierres et balades dans les bois mais aussi vivre des moments de partages, ne plus vivre la solitude.
Pendant ces quelques jours ne plus subir un quotidien pesant et reprendre des forces.
Après avoir toucher de la pierre, j'ai aimé la travailler.
Oh tout n'est pas rose en limousin, il m'a fallu vivre le rejet de celle que je suis et supporté critiques.
Oui je ne suis pas comme eux et ils ne sont pas comment moi, une différence nous sépare, j'ai appris à balayer devant ma porte avant toute chose.
Je ne peux demander à ces personnes une chose qu'elles sont incapables de donner, la tolérance alors je les laisse à leur incapacité.

lundi 27 juillet 2015

Le désespoir prend place en moi.

Inutile, voilà une réalité qui fait mal.
Toujours en lutte pour le droit à être, toujours les mêmes mots prononcés par des fonctionnaires moralistes.
Devoir une fois encore justifier d'être et vivre, donner réponses sur mon intime.
La vie s'acharne à me faire comprendre que je suis de trop.
Encore en moi le sentiment tenace de l'inutilité de ma vie, le sombre aime à me tenir compagnie.
Beaucoup aiment à me faire comprendre qu'ils sont tout en qualité et moi pas, soit.
Une question revient souvent en moi, pourquoi vivre si rien ne doit changer.
L'apaisement ne vient pas, la guerrière voudrait déposer les armes et fermée ses yeux fatigués par trop de larmes versées.
Je ne me sens plus la force d'aller de l'avant et de tout mener de front, toute seule.
Le désespoir prend place en moi.

Un grand merci

Mon séjour dans le limousin avec Éliane et Pierre, reprendre non-souffle.

Découvrir d'autres lieux, d'autres vies et senteurs, être proche de la nature, faire mes premiers pas dans la sculpture.

j'ai pris le temps du repos et du recul en prévision des batailles avenirs.



vendredi 3 juillet 2015

Ils sont nombreux

Ils sont nombreux à porter un jugement sur celles que je suis, sur mes choix, mon parcours.
Que savent-ils de celle que je suis, de mes choix, de mon parcours!
Rien au fond que l'écho de la meute, sa vision du bien et du mal, ils sont le nombre, la norme, l'ordre établi par des forces divines.
Le différent est un problème pour eux, il trouble l'équilibre de leur vie, les vérités établies et tous ce qui les rassurent.
Je ne me sens en rien différente et je me vis en toute simplicité.
Mon parcours est un combat contre la stupidité et l'obscurantisme!