samedi 18 juin 2016

Je suis la seule à savoir

Que de souffrances pour avoir le droit d'être.
Que de sacrifices pour un nouveau départ.
Que de douleur pour naître.
Que de solitude face aux méchants.
Que de désespoirs, de larmes et de tristesses.
Beaucoup, pensent tout savoir sur les personnes comme-moi!
Ils sont experts en tout ce qui me concerne.
Ils pensent détenir toutes vérités et ils se drapent de vertus à mes dépens.
Ils ne peuvent comprendre, entendre que je suis la seule à savoir ce qu'il m'en coûte pour exister.
Combien me faut-il encore subir?
Combien de temps je peux encore tenir?

samedi 4 juin 2016

Alone !!

 Alone
, face à la vie, à la maladie.
, face au quotidien, face au verre que je vide aussitôt plein.
, quand je pleure, quand mon cœur se serre.
, quand mes émotions me submergent, quand le sombre prend vie en moi.
, face à mes peurs, face à mes doutes.
, quand j'ai froid au plus profond de moi.
, face aux méchants, face à la violence.
, quand je suis épuisée, quand dormir reste difficile.



samedi 28 mai 2016

Ne plus espérer un demain.

Encore sur mes joues coulent des larmes.
Toujours en moi ce sentiment de solitude et d'abandon.
Je suis née il y a cinq ans et déjà je suis si user.
À ne vivre que le présent, je finis par ne plus espérer un demain.
L'absence de présence et chaleur alimentent mes idées dans finir avec une vie qui n'a pas de but, pas de sens.

samedi 21 mai 2016

A plus soif

Boire a plus soif.
Boire avec déraison.
Boire pour oublier que j'existe.
Boire pour ne plus subir.
Boire pour faire sortir de ma tête les images du passé.
Boire pour ne pas passer à l'acte et en finir avec la vie.
Boire pour ne plus réfléchir, analyser.
Boire pour trouver le sommeil.
Boire, boire, boire.

samedi 14 mai 2016

4 ans et 27 jours !

4 ans et 27 jours !
Depuis trois mois des images de mon passé hantent mes nuits et voilà que je replonge dans la douleur.
Je ne parviens pas en m'en défaire, elles sont dans ma tête.
Je ressens à nouveau les coups, la douleur et tout, le sale de ce soir-là.
La douleur dans mon intime, les coups sur mon visage, leurs rires et toute leur haine à mon égard.
Encore sur moi l'odeur de leurs sécrétions corporelles, là douleur vive dans mon intime et les cracha sur mon visage.
En moi encore cette peur, la honte et toute mon impuissance.
Écrits ses quelques lignes restent difficiles et mon cœur se serre, voilà que j'étouffe.
Il y a en moi encore de la colère et du désespoir.
Oui de la colère, celle de n'avoir pu me défendre face à ces cinq êtres vils.
Que dire de la suite, de la réaction de ceux qui auraient dû être un soutien, de par leur rôle et du fait qu'ils sont dépositaires de l'autorité.
Leur incrédulité et les mots prononcés à mon endroit, m'ont laissée un goût amer en bouche et un sentiment d'injustice.
Oui aujourd'hui, il y a encore des hommes, des femmes pour qui une femme reste coupable de la violence qu'elle subissent.

Alors, une comme moi !


samedi 7 mai 2016

évocation

L'évocation d'une vie riche de beaucoup de rencontres et d'événements inhabituels provoque chez beaucoup doutes et scepticismes !
L'être humain à besoin de comparer pour donner valeur à toute chose.
Face aux récits d'une vie bien rempli, qu'il compare aussitôt avec la sienne.
Il lui devient impossible d'accepter une autre réalité que celle qu'il a pu vivre.
L'étroit de l'esprit les poussent à dire de l'autre, qu'il est mythomane.
Ils évoquent l'impossibilité de tout cela avec des arguments et des vérités bien tranchés : combien de vie elle a, n'importe quoi, cela reste impossible pour une comme elle, pour qui elle se prend !
Inutiles sont les mots, face à leur incapacité, vain sont les preuves donner, leur égo reste blessé.
Ils ne peuvent accepter une réalité qu'ils ne peuvent toucher du doigt.
Ils se refusent à comprendre que ce ne sont pas les années qui comptent, mais bien leurs intensités qui rendent tout cela possible.
Ils portent jugements faute de pouvoir changer leurs certitudes.

Je t'aime !

Je t'aime voilà un sentiment, qui n'a pas sa place.
Que me faut-il faire.
Je t'aime, un mot prononcé dans une autre vie à un être, une âme chérie.
Cela n'est plus.
Un jour peut être, il me sera possible d'entendre, un je t'aime.